Méthadone, cannabidiol, kétamine : trois molécules sous la loupe
- Pascal André

- il y a 3 jours
- 2 min de lecture
Comment soulager les douleurs qui résistent aux traitements habituels ? Quelle place accorder aujourd'hui à la méthadone, au cannabidiol ou à la kétamine dans l'accompagnement des patients en soins palliatifs ? Ce sont quelques-unes des questions abordées lors de la formation organisée le 28 mai dernier au Domaine des Possibles à Chastre. Réunissant près de 70 professionnels du secteur, cette rencontre a permis d'explorer les perspectives, mais aussi les limites, de ces approches thérapeutiques en plein développement.

Le 28 mai dernier, près de 70 professionnels des soins palliatifs ont participé à une formation consacrée à la méthadone, au cannabidiol et à la kétamine au Domaine des Possibles, à Chastre. Organisée par la Fondation Ginette Louviaux en collaboration avec les Fédérations wallonne et bruxelloise de soins palliatifs, cette rencontre était animée par le Professeur Laurent Knoops, des Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles.
La prise en charge de la douleur reste l'un des enjeux majeurs des soins palliatifs. Si la morphine demeure le traitement de référence dans de nombreuses situations, certains patients présentent des douleurs particulièrement complexes qui nécessitent d'autres approches thérapeutiques.
Prudence et expertise
Au cours de cette après-midi de formation, les participants ont découvert les spécificités de la méthadone, un opioïde synthétique dont les propriétés peuvent s'avérer précieuses dans certaines douleurs réfractaires aux traitements classiques. Le Professeur Knoops a toutefois rappelé que son utilisation requiert une grande prudence et une expertise particulière en raison de sa pharmacologie complexe.
Le cannabidiol (CBD) et les cannabinoïdes ont également été abordés. Souvent présentés dans les médias comme des solutions prometteuses, ils suscitent de nombreuses attentes. Les données scientifiques disponibles restent cependant encore limitées en soins palliatifs et invitent à poursuivre les recherches avant d'en généraliser l'usage.
Enfin, la kétamine a été présentée comme une option thérapeutique pouvant être utilisée, dans certaines circonstances bien précises, pour des douleurs particulièrement difficiles à soulager par les traitements habituels.
Au-delà des molécules elles-mêmes, cette formation a surtout rappelé une évidence : soulager la douleur est une démarche qui exige des connaissances constamment actualisées et une collaboration étroite entre les différents acteurs des soins.
La Fondation Ginette Louviaux remercie chaleureusement le Professeur Laurent Knoops pour la qualité de son intervention, ainsi que les nombreux professionnels présents pour leur engagement quotidien auprès des personnes en fin de vie.





















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