Quand les repères s’effacent… rester en lien, malgré tout
- Pascal André

- 6 mai
- 2 min de lecture
Le 23 avril, plus de 90 volontaires en soins palliatifs se sont réunis au Monastère de Clerlande pour une journée de formation dédiée à une question essentielle : comment continuer à entrer en relation lorsque la maladie altère la mémoire, la compréhension et les repères ? Une journée riche en enseignements, en partages et en humanité.

Le jeudi 23 avril, un peu plus de 90 volontaires en soins palliatifs se sont retrouvés au Monastère Saint-André de Clerlande, à Ottignies, pour une journée de formation autour d’un thème aussi délicat que fondamental :« Quand les repères s’effacent… Comment rester en lien et rejoindre l’autre là où il est » .
Un sujet fort, choisi parce qu’il résonne profondément avec les réalités du terrain. Face à des personnes atteintes de troubles cognitifs, d’états confusionnels ou de démence, les bénévoles sont régulièrement confrontés à des situations déstabilisantes. Les repères habituels vacillent, les mots semblent parfois inadaptés, et un sentiment d’impuissance peut émerger. Que dire ? Que faire ? Comment être juste, malgré tout ?
C’est pour accompagner ces questionnements que cette journée a été organisée par la Commission des volontaires en soins palliatifs, en partenariat avec la Fondation Ginette Louviaux. L’objectif était clair :offrir des repères pour mieux comprendre ces situations, saisir ce que vivent les personnes accompagnées et, surtout, ajuster sa posture pour continuer à être présent — autrement, mais toujours avec justesse, respect et humanité.
Des regards croisés pour mieux comprendre
Les participants ont eu la chance de bénéficier des éclairages complémentaires de plusieurs intervenants de grande qualité.
Le neurologue Haroun Jedidi a apporté un éclairage médical sur les démences, les états confusionnels et les troubles du comportement, permettant de mieux comprendre les mécanismes en jeu et leurs implications dans l’accompagnement .
Le professeur Stéphane Adam, spécialiste de la psychologie du vieillissement, a invité à réfléchir à la manière d’“(inter)agir” avec justesse face à ces situations complexes, en mettant l’accent sur la compréhension fine des comportements.
Le psychologue Pierre Gobiet a, quant à lui, proposé une approche plus existentielle, centrée sur le sens et la relation, rappelant l’importance d’accompagner “l’énigme d’autrui” avec humilité.
Enfin, l’écrivaine et conférencière Fleur-Lise Monastesse a marqué les esprits avec son approche sensible et profondément humaine, notamment à travers son intervention “Murmurer aux cœurs Alzheimer” et l’atelier consacré à l’art de la pleine présence relationnelle.
Une journée d’apprentissage… et de lien
Au-delà des apports théoriques et des outils proposés, cette journée a surtout été un moment précieux de rencontre et de partage entre volontaires. Dans un cadre propice au recul — et baigné d’un généreux soleil — les échanges ont permis de mettre des mots sur des expériences vécues, de se sentir moins seul face aux difficultés rencontrées, et de repartir avec une énergie renouvelée.
Une mobilisation porteuse de sens
Un immense merci à l’ensemble des intervenants pour la richesse de leurs contributions, ainsi qu’à toute l’équipe organisatrice pour la qualité de cette journée, tant sur le fond que sur la forme.
Au vu des retours particulièrement enthousiastes, cette rencontre restera une belle réussite, illustrant une fois de plus l’engagement, la sensibilité et le professionnalisme des volontaires en soins palliatifs.





























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